18/03/2010

Indemnité de l’Etat pour Kadhafi : ne mélangeons pas tout !

Il y a lieu de dissocier cette question d'indemnisation, qui fait d'ores et déjà couler beaucoup d'encre et de salive, de toute l'affaire dite « Kadhafi ».

En effet, un premier volet concerne l'action de la police et de la justice genevoise qui a aboutit à l'arrestation de l'un des fils Kadhafi.

La loi est la même pour tout le monde, puissants et misérables, donc rien à dire ou à redire et surtout rien à s'excuser ou à se reprocher. La justice et la police genevoise n'ont fait que leur travail...eux.

Par contre, quant il y a une violation patente du secret de fonction, de la part d'un salarié, qui se permet d'engager la responsabilité de l'Etat qui le stipendie, en remettant à la Tribune de Genève une photo, donc un document appartenant à l'identité judicaire, là, il y a un sérieux problème.

Il y a un sérieux problème car ce genre de comportement jette l'opprobre sur la justice et la police qui mérite toute notre confiance.

Il y a un sérieux problème, car cet acte grave de violation du secret de fonction peut concerner nous toutes et nous tous,.

Je ne pense pas que nous puissions apprécier le fait que notre dossier fiscal ou autre dossier avec des données personnelles se retrouve en pâture dans l'opinion publique, sans autre forme ?

L'Etat, en versant une indemnité, ne pouvait que reconnaître sa responsabilité dans le cadre d'un acte indélicat.

Il ne faut donc pas en vouloir à l'Etat mais bel et bien à la personne qui a faillit dans son devoir professionnel, qui reste à retrouver (l'enquête doit s'accélérer d'ailleurs) et à punir...en lui demandant, par exemple, de rembourser l'Etat et le contribuable.

***

A entendre aussi un son de la RSR et de Radio Cité :
http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMod...

 

http://radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaillet.html

09:33 Publié dans Politique | Tags : genève, police, justice, kadhafi | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

21/08/2009

Les vraies raisons de la demande de pardon...

Bonjour,

Après un premier billet publié hier sur l'affaire Kadhafi, j'écrivais la chose suivante :

"Finalement, la seule note positive dans toute cette affaire et ces excuses, c’est le retour à la maison de nos deux compatriotes retenus en otage par la clique de Kadhafi, en espérant que ces excuses n’ont pas d’autres motifs et je veux parler ici de motifs commerciaux."

Et bien, j'ai dû vite déchanter en parcourant le site du Matin où l'on peut lire ceci :

Le voyage surprise de Hans-Rudolf Merz hier à Tripoli est une réussite selon lui. «Aujourd’hui, j’ai rempli ma mission et j’ai atteint mes buts qui sont de liquider la situation de l’année dernière et ouvrir la voie au marché libyen» aux sociétés suisses, a-t-il déclaré, selon l’AFP qui se trouvait sur place. Et le président de la Confédération d’ajouter: «C’est un résultat satisfaisant pour moi.»

Voilà ce qui compte pour Merz, qui n'a pas été capable de ramener à la maison nos deux compatriotes!

Soit Merz a commis une bourde en matière de communication, soit il assûme ces propos mais doit en tirer les conséquences, car c'est une honte de tenir de tels propos!

 

11:35 Publié dans Politique | Tags : lybie, kadhafi, suisse, merz | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook | | | |

Affaire Kadhafi : la Suisse baisse le froc et Merz son slip !

"J’exprime mes excuses au peuple libyen pour l’arrestation injuste de diplomates libyens par la police de Genève" a déclaré le président suisse lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre libyen Al-Baghdadi Ali al-Mahmoudi. (source : www.tdg.ch).

Voilà comment, en quelques mots, la Suisse baisse son froc et Merz son slip face à un régime anti-démocratique et totalitaire !

La Confédération qui n’a de cesse de nous « bassiner » avec le fédéralisme, dans ce cas, s’assied allègrement dessus en désavouant les institutions cantonales, qui n’ont pas été informée de cette mission diplomatique présidentielle (information à vérifier) mais plus grave encore, le travail de la police genevoise en portant un jugement d’injustice !

Mais quelle injustice ? Ce qui est injuste, c’est que le citoyen contribuable à Genève, qu’il soit bien de chez nous, confédéré ou étranger, n’a pas la « chance » de s’appeler Kadhafi et vis-à-vis de ce citoyen, est-ce que l’on s’excuse de l’arrêter, de le juger et de l’incarcérer ?

Notre justice est la même pour le riche et le misérable, pour M. Kadhafi ou M. Dupont, pourquoi faire des différences ? N’est-elle pas ici l’injustice ?

Il est du devoir du Conseil d’Etat doit demander, de manière vigoureuse, des explications au gouvernement fédéral si ce dernier a agit dans son dos, faute de quoi les autorités cantonales avaliseront, de manière tacite, ces méthodes anti-fédéralistes.

Finalement, la seule note positive dans toute cette affaire et ces excuses, c’est le retour à la maison de nos deux compatriotes retenus en otage par la clique de Kadhafi, en espérant que ces excuses n’ont pas d’autres motifs et je veux parler ici de motifs commerciaux.

P.S.
Au fait, en matière de gestion de la police, si Berne sait mieux faire, qu’elle reprenne l’ensemble des corps de police cantonaux à son compte et qu’elle les finance.

09:55 Publié dans Politique | Tags : merz, kadhafi, otages, suisse | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |