17/02/2011

Luscher-Cramer : le bon ticket pour Genève !

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Je le sais, les élections municipales et administratives ne sont pas terminées que je me mets à parler des élections fédérales d’octobre. Mais ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ? Alors j’y vais, je prévois, je suggère, sans prétendre gouverner.

Christian Luscher s’est déclaré être candidat au Conseil des Etats au mois d’octobre prochain et c’est une bonne chose. C’est une bonne chose pour Genève car Christian Luscher s’est révélé à Berne alors qu’au Parlement genevois, il piétinait.

Luscher a fait honneur à Genève ! En 4 ans, il a fait preuve d’un bel engagement, la preuve se trouve ici : http://www.parlament.ch/f/suche/pages/resultate.aspx?coll...

Je suis persuadé qu’il saura défendre les intérêts du canton de Genève avec le brio qu’on lui connait.

Puis Luscher au Conseil des Etat, c’est garantir l’équilibre de la représentativité politique de la  population genevoise aux côtés de Robert Cramer qui lui aussi a un bon bilan à Berne et connait parfaitement bien les besoins qui sont les nôtres, connait parfaitement bien notre canton.

Genève a besoin d’une représentation forte à la chambre haute, rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui ou que nous ne connaissons pas, tant le nom de la représentante du PS m’échappe et nous échappe, tant l’action de « notre » représentante est transparente.

Cramer et Luscher, ces deux là font et feront la paire pour Genève au Conseil des Etats, j’en ai la conviction profonde.


 

09:30 Publié dans Politique | Tags : luscher, cramer, berne, octobre, élections, conseil des états | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

09/02/2011

Note de comportement à l'école : pourquoi il faut remettre des repères

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Une note de comportement existe dans les autres cantons de Suisse. A Genève, elle a disparu depuis des années au profit de commentaires. Cette disparition est une erreur parce que c’est un repère qu’on a effacé. Un de plus.

Une telle note ne remplacera pas les commentaires mais elle les synthétisera et elle permettra, à période régulière, lors des carnets scolaires, plus de clarté.

Bien sûr, une note de comportement ne va pas miraculeusement changer le climat dans les classes de nos écoles obligatoires, mais le signal que veut donner la réintroduction d’un tel dispositif est clair : il sera désormais possible de suivre globalement l’évolution du comportement des élèves, de réprimander les indisciplines et de valoriser ceux qui s’engagent dans leur travail.

Cette note de comportement (assortie de commentaires) paraîtra donc dans les bulletins scolaires périodiques, et si elle n’entre pas dans le calcul de la moyenne promotionnelle, elle compte d’une autre manière :

  1. Il est possible de punir ceux qui n’ont pas obtenu telle ou telle moyenne.
  2. Lors d’un conseil de promotion, elle doit compter dans les arguments (pour ou contre) une dérogation.
  3. Elle donne un indice au début de l’année suivante ou lors d’un engagement.
  4. Elle touche (sauf dans certains cas, il est vrai) l’élève.
  5. Elle peut être récompensée en fin d’année par des prix, des certificats d’excellence.

Le fameux rapport PISA 2010 stipule que « les établissements qui affichent un climat de discipline satisfaisant, des comportements positifs chez les enseignants et des relations positives entre élèves et enseignants tendent à être plus performants en compréhension de l’écrit. »

Ainsi, l’initiative populaire qui est soumise ces jours à signature du peuple a tout son sens et mérite d’être soutenue dans l’intérêt bien compris des jeunes gens qui seront appelés, demain, à conduire nos destinées au plan social, économique et politique.

Pour signer et faire signer l'initiative, voici le lien :

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/media/02/02/1068017970.pdf

Merci de votre soutien!

 

 

12:18 Publié dans Politique | Tags : école, note, initiative, comportement, genève | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |

11/11/2010

« Reposons en paix » dans les cimetières genevois

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Secrétariat du Grand Conseil

Interpellation présentée par le député :

Fabiano Forte

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

Le 25 mai 2007, à l’unanimité, le Grand Conseil genevois votait le projet de loi 9346 tel qu’il avait été modifié par la commission concernée modifiant la loi cantonale sur les cimetières (K 1 65). Le groupe démocrate-chrétien avait notamment défendu le principe de laïcité dans les cimetières du canton, se fondant sur deux principes : la liberté individuelle de croyance d’un côté, et de l’autre la nécessité de préserver la paix confessionnelle en empêchant la constitution de zones exclusivement réservées à certains groupes confessionnels.

C’est ainsi que la loi a intégré désormais une pratique déjà admise dans certains règlements municipaux, à savoir « des systèmes de sépulture nécessitant une orientation ou un aménagement des fosses différent, qui peuvent être autorisées par le Conseil d’Etat, à l’initiative de la commune concernée, dans un ou plusieurs quartiers réservés aux concessions » (article 8, al. 2, lettre c).

Pour le groupe démocrate-chrétien, la loi 9346 renforçait les principes de non-discrimination de la loi de 1876, complétée par le Grand Conseil le 19 juin 1997. Dans sa première formulation, la loi précisait que « les inhumations doivent avoir lieu dans des fosses établies à la suite les unes des autres, dans un ordre régulier et déterminé d’avance, sans aucune distinction de culte ou autre ». En 1997, le Grand Conseil a confirmé le principe d’égalité en ajoutant, article 4 alinéa 3, que « les emplacements sont attribués sans distinction d’origine ou de religion ». Enfin, la loi 9346 confirme, article 8, al. 3, que « les cimetières, y compris les quartiers visés à l’alinéa 2, lettre c, sont aménagés sans aucune délimitation particulière entre les différents quartiers qui doivent rester libres d’accès à tous les visiteurs et ne comporter aucune construction ou signe distinctif autre que les décorations usuellement admises par l’autorité municipale. »

Malgré toutes ces précisions, un point mérite d’être une fois pour toutes clarifié par le Conseil d’Etat. En effet, si la volonté du législateur semble claire - à savoir autoriser, dans les concessions familiales, un aménagement particulier des fosses, mais ne pas admettre la création de zones exclusivement réservées à une confession - dans le concret la confusion règne encore dans certains esprits.

Ainsi la commune du Grand-Saconnex a-t-elle été saisie d’une pétition visant à créer un « carré confessionnel » musulman. La Ville de Genève a pour sa part, en 2008, annoncé l’inauguration au cimetière Saint-Georges du premier « carré confessionnel ».

Pour nous, la notion de « carré » désigne une zone qui serait exclusivement réservée aux défunts d’une religion, à l’exclusion des autres. Concrètement, dans le cas d’un couple mixte (l’époux d’une religion X, l’épouse d’une religion Y), l’idée de « carré » ne permettrait pas que les époux défunts reposent côte à côte, sauf à admettre que l’un des deux se soit converti à la religion de l’autre. Cette notion nous semble ainsi contraire à la lettre et à l’esprit de la loi K 1 65 ainsi qu’au souci du Conseil d’Etat, exprimé le 12 septembre 2007 dans sa réponse à la question écrite 3507, de pacification. Le Conseil d’Etat avait estimé que « dans le contexte politique et religieux (…) il était préférable de ne pas accentuer les distinctions et les inégalités entre les habitants du canton, mais au contraire de contribuer, dans un souci œcuménique, à un certain rapprochement entre les différentes communautés religieuses. »

 

Ma question est la suivante :

 

Le Conseil d’Etat confirme-t-il que la loi K 1 65 interdit la constitution de carrés réservés à une confession à l’exclusion de toutes les autres dans les cimetières, mais autorise, dans les quartiers réservés aux concessions, des aménagements sollicités par les familles n’entraînant aucune discrimination ?

 

Je remercie le gouvernement de sa réponse.

 

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10/11/2010

Personnel des douanes : interpellation urgente

 

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La situation alarmante des effectifs du personnel des douanes a de quoi effrayer. Cette corporation a besoin de soutien, elle qui effectue un travail difficile pour assurer la sécurité du territoire national, donc la nôtre. Malgré des engagements pris par la Confédération, engagements que le Parlement genevois a pu entendre de ses oreilles au mois de mai 2010, plusieurs éléments laissent à penser que les paroles vont s'envoler avec le vent d'hiver.

Ainsi, et pour clarifier la situation, j'ai déposé l'interpellation urgente écrite suivante :

 

Secrétariat du Grand Conseil

Interpellation présentée par le député:

Fabiano Forte

Date de dépôt:
Messagerie

IUE

Interpellation urgente écrite

Gardes-frontières, quels effectifs et quelles garanties ?

Mesdames et Messieurs les députés,

Lors de la session du Grand Conseil du 28 mai 2010, alors que nous traitions la R 615, Madame la Conseillère d’Etat Isabel Rochat, s’exprimait en ces termes (tiré du Mémorial) :

« En effet, j'ai l'occasion - et je pense que cela ne va pas m'arriver souvent - donc j'ai l'occasion, à peine la résolution déposée, de vous apporter une réponse qui est une bonne nouvelle: je sais depuis hier soir, de la bouche de M. Rudolf Dietrich, directeur général des douanes, qu'il met à disposition de Genève 24 nouveaux gardes-frontière à partir de janvier. Une nouvelle école sera créée et ouvrira ses portes entre janvier et février. Genève disposera donc de 24 nouveaux gardes-frontière. Il m'a encore été précisé que cette décision a été prise à titre tout à fait exceptionnel - certains parleront d'une Genferei de plus ! En tout cas, c'est une bonne nouvelle, et je voulais la partager avec vous ce soir. ».

Bien que cette annonce soit tombée à pic, notre Parlement a décidé tout de même de voter la R par 79 OUI et 4 ABST.

Malheureusement, les nouvelles venant de Berne, du point de vue budgétaire ont de quoi nous laisser songeurs sur la mise en œuvre des engagements pris.

Il est ci-dessous reproduit, in extenso un courrier de l’association du personnel de la Confédération au Conseil fédéral :

"Suppression des primes de prestations"

Suite du programme de consolidation pour les années 2011 à 2013 (PCO 2011/2013), les départements et les services de la Confédération seront obligés de réduire les frais de personnel de 1 % en 2011 et en 2013. Le Conseil fédéral a pensé que cette directive pouvait être mise en oeuvre sans problèmes notables, dans le cadre des fluctuations usuelles. Aujourd’hui, de nombreux services ne sont manifestement pas en mesure de mettre en pratique la directive 2010, parce qu’ils doivent en plus faire face à des sureffectifs. Ce phénomène s’explique par le faible taux de résiliation consécutif à la récession, ou par des restructurations. Facteur aggravant, le nombre de collaborateurs et collaboratrices partis en retraite a diminué en 2009. C’est là la conséquence directe du changement de primauté à la caisse de pensions Publica et des réductions de rentes liées à ce changement. Dans le but de parvenir tout de même à réaliser ces économies, quelques services se sont mis à réduire la masse salariale disponible pour l’évolution du salaire (art. 39 OPers) et l’allocation des primes de prestations (art. 49), ou les ont totalement supprimées, en particulier au DDPS, le Département de la défense, de la protection de la population et des sports et à l’Administration fédérale des douanes (AFD). Des groupes entiers de collaborateurs et collaboratrices sont touchés par cette mesure. À l’AFD, le montant de 3 millions de francs, disponible pour les primes de prestations, a été entièrement supprimé. Cet exemple montre quels effets absurdes ont les économies linéaires voulues par le Parlement. Cette manière de faire enfreint l’article 15 alinéa 1er de la loi sur le personnel de la Confédération (LPers), selon lequel le salaire dépend de la fonction, de l’expérience et de la prestation. Il n’est pas admissible de supprimer certaines composantes salariales pour des raisons d’économies. De plus, cette manière d’agir rend de fait caduc le système d’évaluation personnelle (art. 15 al. 3 OPers). Du moment que l’évaluation personnelle n’a plus d’incidence sur le salaire, elle perd sa raison d’être. Les réductions et les suppressions effectuées au chapitre de l’évolution du salaire et des primes de prestations ne sont pas seulement contraires à la loi, elles sont aussi injustes : les collaborateurs et collaboratrices doivent payer les conséquences de la politique d’austérité, alors qu’ils n’en sont pas responsables. La satisfaction au travail va du même coup diminuer encore davantage. Ce n’est pas sans de bonnes raisons que la Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC) s’est toujours prononcée contre le salaire au mérite : en termes de politique du personnel, une satisfaction au travail élevée, en lien avec des salaires fixes, nous importe beaucoup, et nous avons craint que le Conseil fédéral n’ait pas la volonté d’augmenter suffisamment la masse salariale ainsi que de la garantir. Les retombées des mesures d’économies sur le salaire sont aujourd’hui plus graves que ce qu’on pouvait redouter : la masse salariale disponible est diminuée, parfois de manière tout à fait massive, comme le montre l’exemple de l’AFD. Le Conseil fédéral évoque volontiers et réitère de temps à autre sa volonté de pratiquer une politique du personnel honnête et fiable. Les actuelles mesures d’économies sont en opposition totale avec ces déclarations. La Confédération doit accepter le reproche de n’être pas un employeur fiable sur le plan de la politique salariale. Rappelons de surcroît que le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz a, lors des discussions salariales qui ont eu lieu avec les associations du personnel le 27 mai 2010, donné l’assurance que le pouvoir d’achat serait préservé. C’est pourquoi nous invitons le Conseil fédéral à faire respecter l’application correcte de la loi sur le personnel de la Confédération. Les départements et services concernés doivent être dotés des moyens financiers nécessaires, afin de pouvoir remplir leurs obligations.

Avec nos salutations distinguées.

ASSOCIATION DU PERSONNEL DE LA CONFÉDÉRATION

Der Präsident Für die Geschäftsstelle

Hans Müller Rolf Zimmermann

3.323.1 AE

 

Ainsi, le Conseil d’Etat peut-il confirmer les informations transmises à notre Parlement en date du 28 mais 2010 et les perspectives d’avenir de cette profession sur notre canton ?

 

 

 

 

10:59 Publié dans Politique | Tags : douane, frontière, personnel, confédération, interpellation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

30/09/2010

Architecte cantonal: la persévérance porte ses fruits!

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Les Démocrates-Chrétiens ont appris, avec une vive satisfaction, que l'Etat de Genève se mettait enfin à la recherche d'un architecte cantonal, « perle rare » qui ne lui semblait jusqu'alors d'aucune utilité...à l'Etat!

Persuadés de la nécessité d'une telle fonction, les Démocrates-Chrétiens n'ont pas craint de se répéter à réitérées reprises, que l'absence d'un architecte cantonal  n'était pas étrangère au chaos qui règne à Genève en matière d'urbanisme et qu'il convenait d'engager un architecte cantonal dans les plus brefs délais pour y mettre fin.

Pas moins de deux interpellations urgentes et une motion du PDC ont dû être nécessaires pour arriver à un tel résultat.

Pour mémoire, Genève a toujours nié la nécessité d'avoir un architecte cantonal, contrairement à la majorité des cantons suisses qui sont dotés d'une telle fonction à la satisfaction générale.

Un petit détour dans l'histoire récente permet en effet de rappeler que c'est à Philippe Joye, magistrat démocrate-chrétien alors en charge des travaux public, que l'on doit la nomination du premier architecte cantonal en 1994.I

ntervenue sans base légale, la nouvelle fonction sera inscrite dans la loi une année plus tard mais n'entrera jamais en vigueur. Par ailleurs, depuis le départ « forcé » en février 1996 du titulaire nommé par Philippe Joye, le Conseil d'Etat ne manifestera aucune volonté de repourvoir le poste.

A l'heure où de grands projets pour l'avenir de Genève et de la région franco-valdo-genevoise font l'objet d'une multitude de lieux de réflexion et de discussions, un poste d'architecte cantonal paraît fondamental.

Genève a en effet tout à gagner à bénéficier des compétences d'une ou d'un spécialiste reconnu-e en matière d'urbanisme et doté-e d'une expérience de terrain confirmée.

Précisons que, dans d'autres cantons, les grands projets sont coordonnés efficacement par un architecte cantonal qui gère les rouages des différents services en charge d'un projet et participe aux discussions avec le personnel politique en place.

Les annonces publiées cette semaine dans la presse en vue de créer à Genève une fonction d'architecte cantonal ne peuvent que réjouir les Démocrates-Chrétiens et les milieux professionnels concernés.

 

16:20 Publié dans Politique | Tags : architecte, cantonal, construction | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/09/2010

Vidéo-protection : il faut en finir avec l'anarchie!

images.jpgC'est le but du projet de loi 10545 du Parti démocrate-chrétien déposé en septembre 2009 (PL 10545 - http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/PL10545.pdf).

L'anarchie qui règne aujourd'hui commande d'établir un véritable plan cantonal d'aménagement de ce type de dispositif afin de garantir l'uniformité d'une part des procédures et d'autre part, la garantie que le droit à la vie privée mais aussi le droit à la sécurité soient les mêmes pour toutes et tous que l'on habite Thônex, Plan-les-Ouates ou Meyrin.

Un autre objectif visé par ce projet de loi, consiste à garder la haute main sur le nombre de caméras installées sur le territoire cantonal.

En effet, qu'elle ne fut pas la surprise des commisssaires PDC à la commission judiciaire et de la police que de constater, à la question de l'un d'eux, que l'Etat n'était pas en mesure de donner aux députés le nombre de caméras déjà installées...!!!...Le PDC est donc heureux de constater que l'administration du département s'attelle à avoir une vision d'ensemble de ce qui existe déjà.

Si l'Etat met fin rapidement à la politique du "patchwork" qui prévaut actuellement, il pourra avoir la garantie que les citoyennes et citoyens pourront convivre avec un système qui ne cherche qu'à leur apporter un moyen de protection supplémentaire.

10:30 Publié dans Politique | Tags : police, sécurité, surveillance, criminalité, vidé-surveillance, vidéo-protection | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/05/2010

La France lève le voile

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Le débat sur une résolution (déclaration d’intention) autour de l’interdiction de la burqua en France n’a pas donné lieu à une foire d’empoigne, à des dérapages populistes ou islamophobes, hier à l’Assemblée Nationale française, et c'est tant mieux.

Bien au contraire, le débat fut de haute tenue et le vote final (unanimité des élus présents, Communistes et Verts n’ayant pas participé au vote) démontre que tant la gauche que la droite ont su se réunir autour de valeurs républicaines et laïcs, valeurs chères à la France.

Ainsi, après une écoute attentive du débat, j’ai retenu les déclarations suivantes :

cope.jpgPour  Jean-François Copé (UMP)  «le voile intégral n'est pas un vêtement, mais un masque porté en permanence, qui constitue une menace pour notre société». Et  «nous ne pouvons pas laisser le voile intégral couvrir le visage de notre République».



glavani.jpgAlors que pour Jean Glavany (PS) le vote de son groupe se fait « les yeux ouverts, sans aucune illusion sur les arrière-pensées des uns et des autres».




gerin.jpgLes communistes et les verts n’ont pas participé au vote mais l’on peut retenir l’intervention d’André Gérin (PCF) pour qui cette résolution «sera une marque forte» et un projet de «libération pour les femmes, qui sera un enjeu de civilisation». Et encore d’affirmer que  «l'heure n'est pas à la dérobade. C'est le courage civique des citoyens qui est à l'ordre du jour.» .

Le débat en France ne fait que commencer puisque l’Assemblée Nationale devra se prononcer sur un projet de loi qui doit concrétiser cette résolution mais là, l’unanimité risque de s’effriter, puisque le PS a d’ores et déjà affirmé quelques réticences relatives à l’application de dispositions telle que l’interdiction du port de la burqua  sur tout l’espace public.

Rappelons ici que ce débat a été relancé à la suite du vote du peuple suisse sur l’interdiction des minarets. Après la Belgique, la France s’apprête à entamer un débat de société important que notre pays n’a pas encore pris à bras le corps mais il y a fort à parier que nous n’en ferons pas l’économie.

Affaire à suivre…

 

 

06:26 Publié dans Politique | Tags : religion, burqua, islam, femmes, france | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |