15/02/2012

Un frelon à vous donner la Grip(p)e(n)

d98_1253.jpgAh, qu'il est beau cet oiseau dont le ramage ne cesse de faire parler de lui, un beau frelon oui! Lui qui a visiblement piqué notre Ministre de la défense à en croire ses propos lors de l'émission Forums du 14 février 2012 : http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/forum/?date=14-02-...


Ainsi, tout au long de l'entretien notre vaillant Ministre de la guerre, dont on se demande s'il n'est pas la meilleur ennemi du Gripen ou autre Rafale qu'il nous faudrait acheter pour nous protéger de lui-même, déclare qu'il est plus difficile d'acheter des avions de combat qu'un kilo de banane. Ah bon? Sérieux?

Non content de ne pas avoir la maîtrise d'un dossier, dont on nous dit que les rapports d'évaluation ne valent rien, "Migrosdata" oblige, notre preux Ueli nous raconte des salades en nous prenant vraiment pour des ... (censuré par les services de notre Julie préférée) ...

Plus avant, le vigoureux demi Conseiller fédéral en charge du réduit national continue de s'enfoncer au lieu de prendre de la hauteur en déclarant vouloir faire le mieux, avec peu d'argent.

Il est vrai que 2,5 milliards de francs, c'est peu d'argent, "peanuts" comme dirait un ancien patron de l'UBS, un pote de Christoph du côté de la Bahnhofstrasse...à vous de juger M'sieur Dame si la facture du Gripen c'est peu d'argent.

Sans juger de l'utilité ou non de ces avions, se pose la question de la fiabilité de notre ministre et de ses sbires à edelweiss, question que j'aurai bien voulu poser à un autre Ueli Maurer, à celui qui fut président de l'UDC!

06:22 Publié dans Politique | Tags : avion, armée, combat, ueli, maurer, udc, suisse, conseil;fédéral | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

C'est qui est certain c'est que le "bon marché" finit trop souvent par couter très cher...
Tant qu'à acheter des avions, il me semble qu'il vaudrait mieux acheter "du bon" quitte à en acheter moins !
Quant à M. Maurer, il démontre surtout une piètre connaissance du marché des fruits car pour acheter des bananes il faut aussi se creuser la tête.
Par exemple : lesquelles acheter, des grandes, des plus petites, africaines, américaines, asiatiques, Chiquita, Del monte, Dôle ou Max Havellaar...
Mais c'est bien sûr, j'oubliais ! Chez les Maurer c'est un travail fait par Madame !

Écrit par : Arthur | 15/02/2012

Enfin une phrase que je m'évertue à développer depuis quelques années,merci à vous Monsieur Fabiano.le bon marché naquit dès 1954 ,mais il faut beaucoup de décennies semble-t'il pour qu'enfin les humains se souviennent de la fable du lièvre et de la tortue et le jeu de l'avion peut prendre plusieurs visages même dans la construction immobilière ou dans le sport on l'a vu avec Xamax et d'autres

Écrit par : lovsmeralda | 15/02/2012

«Dans ce pays tout le monde est expert en avions militaire...» À commencer par la presse dominicale, aurait dû préciser M. Maurer.

C'est tout-de-même incroyable la somme de bêtises que l'on peut rapporter quotidiennement pour dénigrer Ueli Maurer sur sa façon de conduire son département.

Sur ce sujet on a évidemment droit à la grille de lecture de tous ceux qui vibrent à l'unisson contre l'UDC et Ueli Maurer au Conseil fédéral.

D'abord, pour ce qui est du choix de l'avionneur, on nous manipule pour nous faire croire que c'est LA DECISION d'Ueli Maurer, tout seul... alors qu'il y a 6 non-UDC au gouvernement.

Ensuite, on s'adonne à des comparaisons ridicules en ne connaissant strictement rien du fin fond du dossier.

Vu de l'extérieur, on nous balance un classement de type "people" comme on présenterait des écuries de Formule 1.

Mais revenons au tout début, tout début, du débat "armée et avions de combats":

1. L'armée ne sert plus à rien, elle est obsolète; les nations qui pourraient nous envahir, inexistantes. Donc, CQFD, M. Maurer est ridicule en voulant "la meilleure armée du monde".

On s'est donc pas pris la peine d'analyser ses propros et de bien vouloir comprendre ce qu'il entendait dire par là. Au premier degré donc, M. Maurer est jugé à côté de ses pompes. Ah le nain !

2. Vient sur le tapis, la question de nouveaux avions pour remplacer quelques anciens. Sur ce sujet le ciel est plombé pour raisons budgétaires et accessoirement à cause de l'ambiance générale décrite au point 1.

3. Une procédure d'évaluation est en cours, personne ou presque s'y intéresse, puisque pas de sous et la mission de l'armée floue ou floutée.

4. Révélation du choix définitif qui fait s'étrangler de stupeur les "pour" et les "contre" en raison du prix et du modèle. Pas assez "Gucci" pour les uns, trop "Dacia" pour les autres pour prétendre à une défense crédible, si une défense crédible est vraiment nécessaire.

Et comme LE choix de M. Maurer, ou présenté comme tel, est forcément crétin; toute l'armada regroupant les experts de la presse dominicale et ceux de la coalition anti-UDC, s'emballe dans un formidable plaidoyer POUR ce qui est présenté comme la Rolls de l'avion de combat du moment. Oubliés les avions et l'armée qui ne sert à rien! Hallucinant.

5. Le ciel s'est éclairci, plus personne ou presque ne conteste la nécessité de nouveaux avions, mais surtout pas le fer à repasser choisi par Ueli Maurer... "on veut le ra-fale... on veut le ra-fale... stop au gri-ppen... stop au gri-ppen..."

6. La presse dominicale se fend d'un scoop en présentant une "bombe" confidentielle censée discréditer un Ueli Maurer qui n'atrait rien vu.

Malchance, il l'avait vu et n'a pas jugé utile d'en faire état pour des rasons de secret défense. Si nos experts de la presse dominicale s'étaient donné la peine de creuser et de comprendre en quoi consiste le volet "modifications et mise à jour" du "fer repasser"... ils auraient peut-être compris qu'il ne resterait après, pas grand-chose de l'avion jugé médiocre. D'ailleurs Ueli Maurer l'a pourtant bien précisé "Les quatre prochaines années nous allons développer cet avion avec le constructeur".

Tout est précisément dans cette petite phrase. Tout.
Jamais en Suisse, un avion de combat a été mis en service comme il en est sorti de la chaîne de montage du constructeur. Tout le monde devrait savoir, que chaque boulon, morceau de ferraille, ou instrument, est contrôlé, adapté ou modifié par rapport aux exigences posées par notre stratégie de défense. Et ceci relève du secret militaire.

Enfin, si le choix s'est porté sur le Grippen, c'est probablement aussi parce que la "collaboration" entre le constructeur, la nation du constructeur, risque d'être bien plus limpide qu'avec les autres concurrents.

Il est possible aussi que Dassault et la France, n'avaient pas envie de livrer quelques secrets de fabrication aux helvètes. Ni de se priver de quelques mouchards éparpillés dans leur bijou.

Écrit par : petard | 15/02/2012

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