14/08/2009

Recrutement dans la police : quelques pistes de réflexion

diplome-07.jpgA l’heure où l’on parle, à juste titre, du manque de personnel policier uniformé ou non et du problème récurrent du recrutement, j’aimerai livrer quelques pistes de réflexion afin d’alimenter le débat, et pourquoi pas, trouver une solution. Ces réflexions n'ont pas la prétention de résoudre un problème qui est tout-de-même complexe. Toutefois, il se trouve que ce billet se veut participatif, alors n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et/ou suggestions.

Les cadets de la police
A l’instar de ce que la France connais, pourquoi ne pas créer une formation de cadet de la police, formation que les jeunes pourraient intégrer sans ou avec diplôme et durant laquelle nous pourrions les former, les préparer et les mettre à niveau pour pouvoir remplir les conditions requises pour l’admission à l’école de police ?

Pour de plus amples renseignements sur les cadets de la République :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cadet_de_la_R%C3%A9publique

Faire son école de recrue au sein d’une police cantonale
En Italie, un jeune à la possibilité de remplir ses obligations militaires auprès des Carabinieri, de même qu’en France auprès de la Gendarmerie Nationale. Pourquoi ne pas offrir cette possibilité aux jeunes appelés qui font le choix du service long, à savoir l’accomplissement de l’école de recrue sur une année, pour effectuer des tâches de "policier adjoint" ?

Voici ces deux pistes que je propose à votre sagacité, des pistes qui veulent élargir le bassin de recrutement, des pistes qui visent à créer quelques vocations supplémentaires.

Bonne journée et excellent week-end à toutes et à tous.


11:30 Publié dans Politique | Tags : police, recrutement, genève | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Hello Fabiano,

Bonnes idées. Toutefois, ce qu'il faut à la police c'est un super patron qui navigue enfin droit. C'est un peu comme deux neurones qui liées par un petit bateau, lequel est enfin de réservoir d'essence, ce dernier navigue alors dans tous les sens. D'une part. D'autre part, des budgets pour engager des femmes et des hommes derechef. Est-ce judicieux d'investir pour Genève dans des Gardiens de la paix en âge d'être au collège ou en apprentissage, les fonds pourraient servir justement à l'arrivée de nouveau gendarme.
Et si les Autorités, via la Commission des finances, n'arrivent pas à débloquer des lignes budgétaire, il serait peut être judicieux d'examiner la piste des caméras de surveillance comme toutes grandes villes.
Avec mes respects et mes plus cordiaux messages.
Fr.

Une meilleure sécurité et le respect pour Genève serait bénéfique.

Écrit par : velen | 14/08/2009

Sans message politique clair, la population se questionne et s'inquiète de la non gouvernance genevoise en matière de sécurité et de lieux de non droit. La seule mise en place de patrouilles de police plus nombreux sur le terrain est la réponse immédiate pour endiguer le problème de sécurité mais il reste entier car il est lié au manque de places dans les prisons genevoises et aussi à la politique de renvoi avec des accords avec les pays concernés ou des pays tiers qui n'est pas du tout exploité de manière optimale laissant le champ ouvert à la délinquance. La petite criminalité sait que notre système est peu répressif donc ce vide juridique et administratif ne fait qu'accélérer leur venue et les actes illicites sur le territoire.

Écrit par : la pieuvre | 14/08/2009

De bonnes idées, car on devine une vision d'avenir et un certain retour aux véritables valeurs de la République.

Le commissariat virtuel aussi, il faudra juste engager des administratifs pour les saisies et ne pas y mettre des policiers.

Continuez comme ça Monsieur, maintenant et après les élections ...

Une citoyenne des bois de Bernex ...

Écrit par : Pertinence | 14/08/2009

Le constat de la "petite" délinquance à Genève est connu.

Mettre des forces de Police supplémentaires sans mettre des forces judiciaires supplémentaires, cela n'est pas très utile. Le propos de Fabiano ce matin à la RSR sur la comparution immédiate est peut-être à approfondir pour soulager les tribunaux et les nombreuses heures d'instruction. Mais ...

Mettre des forces judiciaires alors que les prisons sont pleines et que les "jours-amendes" ont fait la preuve de leur inefficacité, on risque d'investir pour un résultat identique à l'actuel.

Pour ma part, je propose que la loi pénale fédérale soit modifiée dans le sens d'une condamnation à un travail d'intérêt général. Cette notion de travail d'intérêt général aurait, à mon sens, quatre vertus :
1) condamner les délinquants et supprimer cette notion d'impunité
2) redonner à ces personnes, en marge de la société, la valeur du travail, la notion de collectivité et de respect.
3) éviter des coûts disproportionnés des places carcérales pour des "petits" délits
4) donner du travail à des chômeurs pour encadrer ces travailleurs d'intérêt général.

Écrit par : Philippe C | 14/08/2009

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