22/01/2009

E-Voting : l’infrastructure détermine la superstructure (Marx)

Le vote par internet ne fait que reproposer un schéma d'évolution connu. En faisant usage de leur capacité de réfléchir et de créer, les êtres humains ont développé au fil de leur histoire une quantité d’outils qui ont transformé leur quotidien. Ces outils ont eu des répercussions sur la structure sociale et les institutions humaines.

Au 19e siècle, le train a rendu nécessaire une organisation douanière qui n’existait pas avant lui. La médecine, en se développant, rend nécessaire une spécialisation croissante des professions de la santé.

Dans le domaine des droits politiques, il en va de même. Il est possible aujourd’hui d’exercer ces droits sur internet (voyez le succès d’Obama grâce au web), ce qui impose aux services de l'Etat d'adopter des procédures et une organisation nouvelles. Ici encore, une avancée technique (l’informatique en réseau) entraîne des conséquences sociales (la mise à disposition des droits politiques en ligne) lesquelles déterminent un changement organisationnel (adaptation des services informatiques de l’Etat pour le traitement de données sécurisées et confidentielles).

Comme aurait dit Marx, l’infrastructure (l’informatique) détermine la superstructure (l’organisation et les procédures). Pour quelque mystérieuse raison, cependant, nos marxistes genevois sont contre ce nouveau mode de vote.

La réorganisation des services informatiques de l’Etat interviendra avec ou sans le vote en ligne. La nouvelle loi sur la protection des données, la sensibilité accrue à ces questions et le développement de l’administration en ligne conduisent nécessairement l’Etat à revoir ses pratiques. Pourquoi alors se priver du vote en ligne ?

09:18 | Tags : internet, evoting, votation | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

20/01/2009

Manifester, oui. Casser NON!

Communiqué de presse du Parti démocrate-chrétien

 

Le PDC demande l’interdiction de la manifestation

« anti-WEF »

 

« OUI A LA LIBERTE DE MANIFESTER, NON A CELLE DE CASSER ! »

 

Les députés du Parti démocrate-chrétien attachés aux libertés publiques, telles que la liberté d’expression et de manifester, ont décidé lors de leur séance du groupe parlementaire du 19 ct, de demander au Conseil d’Etat d’interdire la manifestation anti-WEF, prévue le samedi 31 janvier, pour les raisons suivantes :

- Il existe un risque avéré de troubles de l’ordre public ;

- Il n’est pas tolérable de revivre les débordements qui ont eu lieu lors du

  G8 ;

- Il n’est pas acceptable de revoir les commerçant faire face au chaos des

  casseurs.

Si la majorité du Parlement devait suivre la position du PDC, lors de sa prochaine session parlementaire des 22 et 23 janvier 2009, le Parti démocrate-chrétien demande au Conseil d’Etat de donner toutes instructions utiles aux forces de l’ordre, afin que celles-ci puissent faire respecter aussi bien l’interdiction de manifester que la loi.

Par ailleurs, le PDC demande au Gouvernement genevois de prendre toutes les

mesures nécessaires pour protéger la propriété privée, en particulier les commerces, d’éventuels dégâts commis lors d’une manifestation non-autorisée.

Il sied de rappeler qu’en cas de débordement d’une éventuelle manifestation autorisée ou non, l’Etat doit veiller à ce que les biens endommagés soient remis en état dans les plus brefs délais, prioritairement aux frais des personnes responsables des dégâts (art. 9. al. 1 de la loi sur les manifestations sur le domaine public - F 3 10).

 

 

08:39 Publié dans Politique | Tags : wef, davos, manifestation, interdiction | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |