30/10/2008

Rémunération de la police : un expert pour comprendre!

« Le département des institutions a chargé M. Mario Annoni, ancien président du Conseil d'Etat du canton de Berne, de procéder au recensement de tous les éléments juridiques et pratiques concernant la rémunération de l'ensemble des collaborateurs du corps de police ainsi qu'à la description des modes de calcul de leurs heures supplémentaires, en fonction des horaires auxquels ils sont soumis. »

C’est ce que nous pouvions apprendre à la lecture du point presse du Conseil d’Etat d’hier.

En deux mots, c’est là, l’aveu du département des institutions qu’il paie des salaires sans comprendre leur structure, sans comprendre sur quoi cela repose ! Ainsi, on va devoir attendre un rapport d’un expert externe pour y voir clair…C’est comme si je devais mandater un auditeur externe pour qu’il m’explique les 12 salaires que je verse mensuellement à mes collaboratrices et collaborateurs, en matière de gestion d'entreprise, chapeau !

Bon soit. Attendons donc les conclusions du rapport de M. Annoni mais attendons surtout de voir ce que le gouvernement en fera.

En ce qui me concerne, je souhaite la formation d’une commission paritaire (Etat-syndicat-Grand Conseil) qui remette à plat tout le système de rémunération de la police afin de le simplifier et de le réévaluer. Ce vaste chantier, la police le réclame depuis de nombreuses années, il faut y donner suite. Toutefois, il faut une implication parlementaire plus forte dans le processus afin d’éviter que le gouvernement fasse des promesses qu’il ne pourrait tenir.

In fine, toute cette affaire, fait une nouvelle fois démonstration que le département des institutions n’a plus de pilote et que le navire est à la dérive…à vous de juger!
 

 

 

05:32 Publié dans Politique | Tags : police, rémunération, institutions | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Laurent Moutinot, le bac à sable manque d'un bambin. Retournez-y !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/10/2008

Cela doit faire déjà plusieurs dizaines d'années qu'il n'y a plus de pilote!

Écrit par : Riro | 30/10/2008

Le seul petit problème dans cette histoire c'est q'une fois de plus les gouvernants nous montrent non seulement leur incapacité de gérer mais aussi leur totale incompétence en matière de gouvernance.

Devoir aller chercher une consultation extérieure revient à avouer que nous n'avons pas de patron dans ce gouvernement et, plus grave, que nous n'avons pas de compétences internes à l'administration pour effectuer ce travail.

Cet aveu de faiblesse est pathétique certes mais la plus mauvaise nouvelle est que le prochain gouvernement ne sera pas meilleur, il sera pire à voir ce qui se profile à l'horizon.

Bone journée et merci d'avoir planté le décors de cette façon.

Écrit par : jules | 30/10/2008

Attendez vous au coup de l'indépendance et de la neutralité, concernant cette affaire, en plus de celui du "trop de travail" ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/10/2008

Au moins, il y aura une certaine clareté.

Cela permettra probablement de décaler une partie de la rémunération exhorbitante de certains anciens, vers les les plus jeunes pour favoriser les engagements.

Écrit par : Djinius | 30/10/2008

Désolé, MOnsieur Forte, vous devez vous prendre à vous-même, car la députation n'a rien fait - malgré les opportunités durant les dernières années - pour assainir la Grande Maison. De plus, celle-ci ne progresse que sous pression extérieure, qu'il s'agisse de la formation, de l'organisation ou encore des mentalités en général. Le problème de la police n'est pas sa rémunération, mais celui de son organisation et du respect du cadre institutionnel. Une fois de plus, vous voulez soigner le symptôme et non la cause.

Écrit par : Dixit | 31/10/2008

Après le commentaire de Djinis ci-dessus, on comprend en fait ce qui a mis le feu aux poudres, savoir la récente adaptation de salaire des officiers (notamment capitaines et remplacement de chefs de corps). Les syndicats de police ont toujours poursuivi l'objectif de la compression maximale des salaires vers le haut, si bien que prendre un grade et des responsabilités équivalaient à un effort inutile. Et c'est bien avec la complicité de la classe politique qu'ils y sont parvenus. La police genevoise pratique un système égalitaire et donc le nivellement vers le bas. Mais évidemment, comment les policiers - dans leur corporatisme exacerbé - peuvent-ils admettre qu'un des "leurs" pratique l'esprit "patron" et les "surclasse" ?

Écrit par : Dixit | 31/10/2008

Il est donc prouvé que, pour le calcul des salaires, c'est le merdier. Une chatte n'y retrouverais pas ces petits ! Question : Qui a "pondu" ce réglement ? Les députés dépités ! Si c'est le bordel, c'est uniquement le Grand Conseil qui est responsable !

Écrit par : Octave Vairgebel | 31/10/2008

Octave, à votre avis, le flou bénéficie à qui ? Avez-vous déjà vu les syndicats qui étalent au grand jour la grille salariale par fonction et responsabilité ? Pourquoi le citoyen lambda ne saisit rien au système de rémunération et aux prestations sociales en général ? A mon avis, il est même incompréhensible pour les députés. Sauf qu'ils auraient dû fournir l'effort de le faire, au lieu de quoi, ils ont laissez faire !

Écrit par : Dixit | 31/10/2008

Dixit, les syndicats de police ne sont pas responsable des réglements établis par nos élus responsables !!!

Écrit par : Octave Vairgebel | 31/10/2008

Octave, c'est là que vous n'y connaissez rien au fonctionnement de la police. Toute modification de loi et règlement sur la police est négociée par les syndicats avec le Département puis avec la commission judiciaire du Grand-Conseil. Et les syndicats obtiennent quasi toujours gain de cause. En règle général, le Grand-Conseil avalise ce qui a été négocié avant et même il apporte une couche supp, notamment l'amendement Grobet qui prévoit pour le policier le salaire d'une fonction qu'il n'occupe pas (remplacement chef de poste). Demandez à votre patron ce qu'il en pense ! Encore une fois, les policiers n'ont jamais cherché à rendre le système transparent, car le flou leur profite. Mais on peut toujours discuter de leurs salaires, des primes et des prestations sociales qui vont avec. Hélas, il faudra bien les mettre en pespective avec le budget de l'Etat, de la rémunération des fonctionnaires en général et du cahier des charges des policiers. Or, ce cahier des charges a été établi très récemment pour l'ensemble des policiers. Que l'on l'applique mais pas plus !

Écrit par : Dixit | 31/10/2008

Dixit, ce n'est pas de la faute des flics si les députés ne sont pas capables de régler une fois pour toute le système du salaire. D'autre part, si vous estimez que votre salaire ne correspond pas à vos connaissances, vous changez de boulot et de patron. Hélas, les fonctionnaires sont trop bien rémunérés pour avoir une seule seconde cette idée !! Je ne connais pas un seul fonctionnaire qui aie quitté sa fonction pour retourner dans le privé ! Si l'on réfléchit un petit peu, le salaire du fonctionnaire sort de la poche du contribuable, il ne paye pas d'impôts puisque l'Etat reprend une part du salaire qui a été payé par les citoyens et, pour la caisse de retraite, c'est identique car le fonctionnaire paye 1/3 et l'Etat les 2/3 restant. Comme tout ce pognon sort des poches des contribuables qui payent des impôts, les employés de la fonction publique, qui sont par définition improductifs, au contraire des employés du privé qui, eux sont productifs, sont donc des assistés à vie ! Cela n'empêche pas que, si l'on promet une prime de 2500 balles, il faut assumer, sinon, les politicarts sont des menteurs (cela, on le savait déjà !)

Écrit par : Octave Vairgebel | 31/10/2008

Si, si Octave, à la police, plusieurs ont démissionnés durant les années passées et encore récemment. Pour revenir aussitôt ! C'est dire leur capacité d'intégrer l'économie privée ! Pour vous rassurer, je ne me plains pas de ma situation.

Écrit par : Dixit | 31/10/2008

Dixit, j'ai connu un type qui était Garde Municipal (la Stasi sous Dédé-la-matraque) et qui a voulu reprendre son métier d'électricien dans le bâtiment. Son ex-patron l'a repris en lui demandant de trouver une solution au cas où il ne donnerait plus satisfaction. Après 2 mois d'un boulôt hyper-lent, il a été viré et est retourné à la Ville comme gardien de musée (Il devait servir à boire à la momie !) L'efficacité dans le public et le privé, ce n'est pas comparable.

Écrit par : Octave Vairgebel | 31/10/2008

Il ne vous est jamais venu à l'idée que si c'est un auditeur externe qui a été choisi c'est justement pour une question d'impartialité. Si le département avait confié cette mission à une personne de l'interne alors tout le monde aurait crié au scandale et aurait émi des doutes sur le conclusion du rapport.

Pour ma par et comme cela ce fait aussi dans le privé, mandater un consultant externe n'est pas focement signe de on compréhension ou de manque de spécialiste mais d'avoir une personne hors du contexte (pas la tête dans le guidon) ce qui entraine en général une meilleure vision du problème.

Crakoukas

Écrit par : Crakoukas | 20/01/2009

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