22/10/2008

Quand le Groupe Mutuel tire sur l'ambulance!

Non content d’avoir pu, une nouvelle fois, imposer une hausse des primes maladies pour 2009, voilà que l’on apprend que le Groupe Mutuel dénonce à Genève une convention qui le liait avec le canton. Face à cette situation, j’ai déposé ce jour l’interpellation urgente écrite ci-dessous :

 

 

Secrétariat du Grand Conseil

 

Interpellation présentée par le député:
Fabiano Forte

 

Date de dépôt:
Messagerie

IUE 

 

Interpellation urgente écrite
Quand le Groupe Mutuel tire sur l’ambulance !

Le 2 mai 2006, le groupe démocrate-chrétien avait déposé une motion (1688) alors qu’il avait appris que les assureurs maladie pouvaient suspendre la prise en charge des frais de prestations en cas d’insolvabilité de ses assurés.

C’est ainsi que cette disposition avait entraîné des conséquences dramatiques puisque, et ce sont les cas qui nous étaient connus en son temps, trois personnes séropositives s’étaient vu ainsi refuser des traitements et la délivrance de médicaments.

Suite à cette motion, retirée lors de la dernière session, le Gouvernement avait pris les choses en main et avait conclu des conventions avec les assureurs permettant ainsi une stabilisation de la situation mais surtout une aide aux personnes étant très gravement atteintes dans leur santé et pour qui les traitements sont particulièrement coûteux mais vitaux.

Ainsi donc, nous avons pu apprendre que le Groupe Mutuel décide, de manière unilatérale, de dénoncer la convention signée avec le canton de Genève (les cantons de Vaud et du Valais sont aussi concernés). Cela s’appelle « tirer sur l’ambulance » surtout dans des cas où des assurés ont besoin de traitements vitaux.

S’il est peut-être vrai que certains assurés font preuve de légèreté dans le paiement de leurs primes, il est vrai aussi qu’un grand nombre d’entre eux, touchés très gravement dans leur santé, se trouvent dans des situations de précarité extrême, leur santé ne leur permettant pas d’avoir une activité professionnelle générant un revenu suffisant et c’est précisément pour cela que pour beaucoup de situations d’insolvabilité voient le jour.

C’est face à cette intolérable désinvolture basée sur des considérations économiques, dénuée de toute considération humaine que j’aimerais savoir : ce qu’entend faire le Gouvernement pour que la convention soit tout de même respectée et le cas échéant ce qu’il entend entreprendre vis-à-vis des assurés concernés ?

 

 

 

 

 

16:16 Publié dans Interventions parlementaires | Tags : assurance, maladie | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

Commentaires

On va te surnommé le Lucky Luke du Grand Conseil !
La nouvelle tombe en fin de matinée et tu déposes ton interpellation dans l'après-midi... Tu ne nous laisse même pas le temps de souffler.
J'ose espérer que tu n'as pas bénéficié d'une sorte de délit d'initié politique : PFH ne t'en a pas informé avant les autres ?
Avec mon amitié
Antoine Bertschy

Écrit par : Antoine Bertschy | 22/10/2008

Mon cher collègue, il se trouve que j'ai lu la Julie ce matin comme tant d'autres, donc pas de délit d'initié politique...
Avec mon amitié.
Fabiano Forte

Écrit par : Fabiano Forte | 22/10/2008

Ce qui n'enlève rien à ta célérité... Et à la justesse de ton propos dans ton interpellation.
Amitié
Antoine Bertschy

Écrit par : Antoine Bertschy | 22/10/2008

Pronto e bel riflesso, caro presidente.
cordialement
Pierre

Écrit par : pierre losio | 22/10/2008

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